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Alors que l’épidémie de grippe A se profile à
l’horizon, il existe un certain nombre de solutions pour
limiter la contamination sur le lieu de travail tout en
assurant une continuité de l’activité de l’entreprise
Si la mise en place d’un plan de continuité d’activité
représente une démarche inhabituelle pour la plupart des
PME, engager une réflexion sur ce sujet devient malgré tout
incontournable face au risque bien réel d’une propagation
rapide de ce virus.
Au-delà des mesures classiques d’hygiène, il est utile de
se poser la question des activités et des postes de travail
pouvant être exercés à distance.
Cette réflexion qui implique la mise en place du
télétravail est appuyée par les députés qui ont voté en juin
dernier un amendement visant à promouvoir le télétravail. La
mise en œuvre du télétravail est désormais considérée
légalement comme un aménagement du poste de travail rendu
nécessaire pour permettre la continuité de l'activité de
l'entreprise et garantir la protection des salariés.
Compte tenu de la progression du niveau d’équipement des
foyers en connexions internet haut débit, une partie de
l’infrastructure nécessaire au télétravail est
potentiellement déjà en place. Si une connexion internet
haut débit n’existe pas au domicile du salarié, les
opérateurs téléphoniques se feront un plaisir de proposer
des forfaits 3G à l’instar d’Orange et de SFR qui tous deux
ont présentés une offre spécifique au mois de septembre.
L’idéal serait que chaque collaborateur dispose d’une
connexion VPN (Virtual Private Network, i.e. réseau privé
virtuel) lui permettant d’accéder à distance à l’ensemble
des ressources applicatives de son entreprise. A défaut
d’une telle infrastructure trop peu répandue parmi les PME,
il existe quelques moyens simples permettant de garder le
contact.

Une infrastructure VPN
permet de se connecter via Internet à son entreprise en
toute sécurité
Messagerie
instantanée : Un outil gratuit comme Messenger permet
de rester en contact avec ses collègues et de découvrir,
dans un cadre professionnel, pourquoi les ados sont accros
de ce mode de communication. A noter que cette application
permet de joindre des fichiers dans un message texte, à la
manière d’une pièce jointe dans un message électronique.
Téléphonie IP :
Le même Messenger permet de basculer la communication en
mode « appel téléphonique », sous réserve que le PC soit
doté d’un micro et d’une paire de hauts parleurs. D’autres
outils plus spécialisés comme Skype pourront également être
employés.
Accès à la
messagerie à distance : Si l’entreprise s’appuie sur
un service de messagerie hébergé (Orange, Hotmail, Free, …),
ce dernier sera consultable en mode « webmail »,
c'est-à-dire depuis un navigateur. Dans le cas où le serveur
de messagerie se situe au sein de l’entreprise, il faudra
configurer ce dernier pour accepter les connexions à
distance à l’instar du populaire Outlook Web Access utilisé
avec Exchange.
Vidéoconférence : De nombreux services de
vidéoconférence permettent de tenir des réunions de travail
virtuelles sans exposer leurs participants à des risques de
contagion. On peut également utiliser dans ce cadre des
outils comme Messenger et Skype pour des sessions vidéo
entre deux collaborateurs.
Office Live
Workspace, Google Apps : Ces deux services
respectivement de Microsoft et de Google permettent de
collaborer à distance sur des documents qui sont mis à
disposition d’autres utilisateurs via Internet. Une solution
simple et économique de collaboration.
Mise en place
d’une infrastructure d’accès distant (VPN) : Les
outils précédents peuvent être utilisés en appoint mais ne
sauraient se substituer à une réelle infrastructure d’accès
distant dont l’utilité pour l’entreprise peut s’étendre
au-delà du caractère ponctuel de l’épisode grippal.
Une telle infrastructure a pour objet de permettre
l’établissement d’une connexion sécurisée au système
d’information de l’entreprise et ainsi d’apporter un accès
transparent à l’ensemble des ressources applicatives :
messagerie, applications métiers, serveurs de collaboration,
serveurs de fichiers, ….
Selon une étude de l’INSEE, la France comptait en 2008
une moyenne de 7 % de télétravailleurs contre 15 % en
Europe. Une conséquence de l’épidémie de grippe A sera peut
être la démocratisation de cette pratique encore
sous-représentée dans l’hexagone.
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