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Dans un article publié sur son site, la CNIL détaille un
ensemble de mesures destinées à sécuriser les informations
sensibles de chaque entreprise. En voici une synthèse
assortie de quelques commentaires.
1. Adopter une politique de mot de passe
rigoureuse
Il s’agit de rappeler l’importance de protéger l’accès à
un poste de travail au moyen d’un mot de passe individuel,
difficile à deviner et secret.
De trop nombreux utilisateurs se contentent d’un mot
de passe trop court et certains n’hésitent pas à le noter
sur un post-it collé sous le clavier …
2. Concevoir une procédure de création et de
suppression des comptes utilisateurs
L’accès aux postes de travail et aux applications doit
s’effectuer à l’aide de comptes utilisateurs nominatifs, et
non « génériques » (compta1, compta2…), afin de pouvoir
éventuellement être capables de tracer les actions faites
sur un fichier et, ainsi, de responsabiliser l’ensemble des
intervenants.
A défaut d‘une procédure rigoureuse de gestion du
cycle de vie des comptes utilisateurs, il n’est pas rare de
trouver de nombreux comptes orphelins qui constituent autant
de failles de sécurité potentielles. Il est facile de
nettoyer son annuaire pour supprimer de tels comptes
périodiquement.
3. Sécuriser les postes de travail
Les postes des agents doivent être paramétrés afin qu’ils
se verrouillent automatiquement au-delà d’une période
d’inactivité (10 minutes maximum) ; les utilisateurs doivent
également être incités à verrouiller systématiquement leur
poste dès qu’ils s’absentent de leur bureau.
Il s’agit d’une règle simple à mettre en œuvre, par
exemple via l’application d’une « politique de groupe » pour
les postes intégrés dans un annuaire Active Directory. Ces
mêmes politiques peuvent également interdire la copie de
données sur une clé USB, autre recommandation de la CNIL.
4. Identifier précisément qui peut avoir accès
aux fichiers
L’accès aux données personnelles traitées dans un fichier
doit être limité aux seules personnes qui peuvent
légitimement y avoir accès pour l’exécution des missions qui
leur sont confiées. De cette analyse, dépend « le profil
d’habilitation » de l’agent ou du salarié concerné.
D’une façon générale, il est nécessaire pour chaque
entreprise de définir quelles sont les données accessibles
pour chaque profil d’utilisateur (service comptabilité,
ressources humaines, commercial, …). En attachant chaque
employé à un groupe et en définissant les autorisations
d’accès pour chaque département, une entreprise se donne les
moyens d’un véritable contrôle de l’accès aux données
sensibles.

Un annuaire d'entreprise permet
d'authentifier chaque utilisateur et de gérer les
autorisations d'accès aux informations
5. Veiller à la confidentialité des données
vis-à-vis des prestataires
Les interventions des divers sous-traitants du système
d’information d’un responsable de traitement doivent
présenter les garanties suffisantes en termes de sécurité et
de confidentialité à l’égard des données auxquels ceux-ci
peuvent, le cas échéant, avoir accès.
De plus en plus nombreux sont les prestataires,
consultants, partenaires, … devant avoir accès à des
informations dans l’entreprise. Là encore une formalisation
des règles d’accès pour des intervenants extérieurs doit
être réalisée.
6. Sécuriser le réseau local
Un système d’information doit être sécurisé vis-à-vis des
attaques extérieures.
Un premier niveau de protection doit être assuré par des
dispositifs de sécurité logique spécifiques tels que des
routeurs filtrants (ACL), pare-feu, sonde anti intrusions,
etc. Une protection fiable contre les virus et logiciels
espions suppose une veille constante pour mettre à jour ces
outils, tant sur le serveur que sur les postes des agents.
La messagerie électronique doit évidemment faire l’objet
d’une vigilance particulière …
Il s’agit de mettre en œuvre une protection
périmètrique mais également d’analyser et de filtrer le
contenu arrivant dans le système d'information. La
commission souligne la nécessité de sécuriser les connexions
Wi Fi ainsi que celles d’utilisateurs nomades se connectant
au réseau de l’entreprise.
7. Sécuriser l’accès physique aux locaux
L’accès aux locaux sensibles, tels que les salles
hébergeant les serveurs informatiques et les éléments du
réseau, doit être limité aux personnels habilités.
8. Anticiper le risque de perte ou de divulgation
des données
La perte ou la divulgation de données peut avoir
plusieurs origines : erreur ou malveillance d’un salarié ou
d’un agent, vol d’un ordinateur portable, panne matérielle,
ou encore conséquence d’un dégât des eaux ou d’un incendie.
Il faut veiller à stocker les données sur des espaces
serveurs prévus à cet effet et faisant l’objet de
sauvegardes régulières.
De la nécessité d’une procédure de sauvegarde
rigoureuse trop souvent ignorée …
9. Anticiper et formaliser une politique de
sécurité du système d’information
L’ensemble des règles relatives à la sécurité
informatique doit être formalisé dans un document accessible
à l’ensemble des agents ou des salariés.
10. Sensibiliser les utilisateurs aux « risques
informatiques » et à la loi "informatique et libertés"
Le principal risque en matière de sécurité informatique
est l’erreur humaine. Les utilisateurs du système
d’information doivent donc être particulièrement
sensibilisés aux risques informatiques liés à l’utilisation
de bases de données.
Lien vers l’article intégral :
http://www.cnil.fr/la-cnil/actu-cnil/article/article//10-conseils-pour-securiser-votre-systeme-dinformation-1/
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