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Si l’arrivée de Windows 95 a donné le signal
d’une migration vers le 32 bit, Windows 7 et Mac OS
pourraient faire de même concernant le passage à une
architecture 64 bits.
La question du passage au 64 bits n’est pas tant
celle de se demander s’il faut y aller ou pas mais plutôt de
savoir à quel moment effectuer cette transition et pour
quelles raisons.
L’industrie informatique toute entière se prépare depuis
des années à ce changement. Il s’agit après tout de la
troisième évolution de ce type.
On a connu en 1981 le passage d’une architecture 8 bits,
caractéristique des débuts de la micro-informatique, vers
l’informatique « professionnelle » incarnée par l’IBM PC et
son processeur 16 bits.
Il aura fallu presque 15 ans pour préparer une migration
en masse vers le 32 bits ce qui fut fait avec le lancement
de Windows 95. Aujourd’hui Intel comme AMD commercialisent
des microprocesseurs 64 bits depuis des années même si ces
derniers sont majoritairement utilisés pour exécuter des
versions 32 bits de Windows.
Pour les serveurs, la question se pose de moins en moins.
Microsoft par exemple pousse depuis plusieurs années à
l’utilisation exclusive de plateformes 64 bits pour son
offre serveur. Exchange 2007 introduit il y a trois ans
était la première application lancée exclusivement en
version 64 bit.
D’autres applications serveurs ont suivi comme la
dernière version de Windows Server 2008 R2 exclusivement 64
bits elle aussi et très bientôt aucune application serveur
de Microsoft ne pourra plus tourner sur un processeur 32
bits.
La question du 64 bits se pose plutôt sur le poste de
travail. On trouve des versions 64 bits de Windows depuis
Windows XP. Avant même l’arrivée de Windows 7, on a pu
observer un décollage des ventes de la version 64 bits de
Vista.
Concernant Windows, il faut noter que la version 32 bits
de Windows 7, comme de Vista, est limitée quant au montant
de mémoire vive adressable. La limite se situant entre 3 et
4 Go, une machine dotée de 4 Go et plus de RAM ne pourra pas
utiliser l’intégralité de la mémoire installée.

Un PC sous Windows 7 version 64bits
doté de 8 Go de mémoire vive
La plupart des processeurs Intel ou AMD installés sur les
machines commercialisées aujourd’hui étant capables de faire
tourner la version 64 bits de Windows 7, pourquoi ne pas
installer cette version par défaut et quels avantages
pourrait-on en retirer ?
Le frein principal à l’adoption du 64 bit est représenté
par les pilotes de périphériques. S’il est possible de faire
s’exécuter une application 32 bit dans un système
d’exploitation 64 bit, il sera impérativement nécessaire de
disposer de drivers natifs, c'est-à-dire écrit pour un
processeur 64 bits, pour utiliser une imprimante, un
scanner, une carte vidéo, …
Pendant longtemps ces pilotes ont été rares mais la
situation sur ce plan s’est considérablement améliorée ces
deux dernières années et on trouve de plus en plus
facilement des drivers 64 bits pour une large gamme de
périphériques.
Les bénéfices d’une machine 64 bit ne se limitent pas à
la quantité de mémoire physique adressable.
On pourra bien sûr gérer les 8 ou 12 Go de son nouveau PC
avec Windows 7 - 64 bits mais les réels avantages tiennent à
la rapidité de traitement de volumes importants de données
(par exemple pour du montage vidéo ou l’analyse de très
grosses feuilles de calcul Excel), mais également à une
sécurité renforcée du fait de mécanismes de contrôle propres
à ces processeurs ainsi qu’à la nécessité de disposer de
drivers signés par leurs concepteurs.
En fait la question initiale pourrait être pourquoi ne
pas installer une version 64 bits de Windows. La seule bonne
raison serait de ne pas disposer de drivers 64 bits pour
piloter les périphériques rattachés à la machine.
Un certain nombre d’observateurs estiment que Windows 7
marquera les véritables débuts du 64 bits sur le poste de
travail et il peut donc être utile de se poser cette
question dans la perspective d’une migration d’un parc de PC
vers Windows 7 à plus ou moins long terme.
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