Si l’expression « Web 2.0 » semble être devenue
incontournable, il reste encore à s’accorder sur ce que
recouvre cette dénomination un peu trop facilement utilisée.
La deuxième génération de l’internet comprend les récentes
avancées du Web dans les domaines des réseaux sociaux, des
communautés en ligne, des applications composites ou encore
des blogs.
L’expression « Web 2.0 » a été popularisée en 2004 à
l’initiative de Tim O’Reilly, un observateur américain
spécialisé dans l’analyse de la High Tech.
En forgeant ce qui allait devenir une expression
fourre-tout, ses auteurs souhaitaient caractériser la
transition qui s’opérait sous leurs yeux. Le Web 1.0
représente le net de première génération caractérisé par
l’utilisation d’Internet pour une consommation passive
d’informations depuis un navigateur, le mp3, les sites
personnels, … Le Web 2.0 est un nouveau modèle qui s’appuie
sur des technologies plus récentes pour engendrer les sites
communautaires, les blogs et Wikis (dont Wikipédia), les
réseaux sociaux à la FaceBook ou encore les applications Web
composites (mashup en anglais) qui résultent de l’agrégation
de différents services Web indépendants.

Exemple de service Web « mashup »
combinant des données cartographiques avec une base de
données démographique
De fait, depuis leurs débuts « grand public » au milieu
des années 90, les technologies qui sont à la base de
l’internet ont connu de nombreuses évolutions : le HTML 1.0
de cette époque voit poindre à l’horizon la version 5.0 qui
permettra de développer de véritables applications hébergées
dans un navigateur. Le langage XML, tout comme le CSS, sont
depuis apparus permettant de développer des sites
graphiquement sophistiqués et capables de puissantes
fonctions de traitement de l’information. L’infrastructure
technique s’est renforcée pour permettre la généralisation
du haut débit, l’internet mobile est en plein décollage et
supporte de nouvelles applications de communication comme
Twitter, …
En l’absence d’une terminologie bien définie,
l’expression « Web 2.0 » a été galvaudée par de nombreuses
firmes qui s’en sont emparées pour valoriser leurs offres,
même si très éloignées de ces concepts. On a vu également
apparaitre une floraison de dénominations dérivées comme
« Enterprise 2.0 », « Gouvernance 2.0 », … et les premières
mentions d’un « Web 3.0 » ont déjà fait surface.
Bref, il n’est pas malheureusement pas possible de donner
une définition précise d’un concept changeant par nature, à
l’image des technologies qui sous tendent cette mouvance.
Plus qu’une technologie, le Web 2.0 reflète sans doute un
état d’esprit favorisant la veille technologique, l’écoute
des mutations en cours, activités synonymes d’ouverture et
disponibilité intellectuelle.